J’ai passé 5 ans intermittente du spectacle, 10 ans graphiste freelance 100%, 5 ans à me chercher et à faire évoluer ce qu’on appelle “mon positionnement” parce qu’on nous dit qu’il faut être “niché”.
Mais, ce qu’on ne nous dit pas, c’est la face cachée : est-ce que c’est si facile de lâcher son ancienne identité, celle dans laquelle on a construit une grosse partie de notre confiance d’entrepreneur ?
Bienvenue dans ce 2ème numéro d’Autrement.
Le potager a subi la grêle, l'été est dur pour lui. La résilience et robustesse de la nature m'inspire beaucoup.
Déjà, c’est quoi “se positionner” ?
En entreprenariat, se positionner c’est prendre une position crédible, attractive et différente de ce qui existe déjà sur le marché.
Autrement dit, c’est réfléchir à qui on s’adresse, ce qu’on propose, et comment on se différencie.
9 ans après mon lancement d’activité de graphiste freelance, je n’avais encore aucune idée de ce qu’était le positionnement. J’en avais même jamais entendu parler. Et mon activité se portait bien comme ça. Enfin c’est ce que je croyais.
Car en 2019, tout bascule.
Et oui je n’ai pas eu besoin d’attendre le COVID pour que tout parte en cacahuète.
En 2019, je commence à m’ennuyer dans ce que je fais et je ne comprends pas trop pourquoi. Je me dis que je n’aime plus ce que je fais. A 34 ans, j’en suis déjà à 2 vies professionnelles. Je me dis que je peux à nouveau repartir de 0 et reconstruire une nouvelle activité.
Mars 2020, rebat les cartes. Confinement. Du jour au lendemain, je n’ai plus de prestations graphiste.
Après 1 mois de stress et d’angoisse, je m’exerce au lâcher prise. Et ça m’apporte la clarté dont j’avais finalement besoin. Je réalise que ce n’est pas mon métier que je n’aime plus, mais la façon dont je le fais.
Ok, à partir de ce constat, je fais quoi ?
Découverte du positionnement
Je pars naviguer sur internet. Je découvre Instagram (et oui !) et, par la même occasion, un nouvel univers : celui de l’entreprenariat (notamment en ligne). Je comprends que, pour faire différemment mon métier, j’ai besoin d’apprendre à le gérer différemment. C’est là que je découvre la notion de positionnement et par la même occasion, je redécouvre mon envie insatiable d’apprendre.
C’est le début des tests. En 5 ans, j’ai créé une formation en ligne, des formations en présentiel, des audits en rédaction web, des stratégies de communication, des templates pour instagram, … Bref, j’ai eu du mal à me positionner sur la forme.
Sur le fond, par contre, c’est devenu très clair : je n’ai envie d’accompagner que des personnes qui œuvrent pour la planète et le bien-être.
Je me suis souvent demandé pourquoi je n’arrivais pas à rester sur un positionnement en termes de métier et d’offres. Je pensais être trop curieuse, m’ennuyer trop vite, être trop créative, bref, être trop.
Et en même temps, c’était compliqué pour moi de lâcher cette identité de graphiste que j’avais construite toute seule, sans aucune notion d’entreprenariat, et qui me définissait encore.
S’accrocher à un positionnement et lâcher mon ancienne identité
Je pensais que m’accrocher à un nouveau positionnement m’aiderait à abandonner mon ancienne identité. Dans la réalité, c’est beaucoup moins facile à faire que ce nous martèle les coachs business.
Car c’est confrontant de changer de positionnement. Ça demande du courage et de s’autoriser à se regarder soi-même.
Faire ces changements dans mon activité m’a fait bouger intérieurement. J’ai appris énormément sur moi, mon fonctionnement, les schémas qui se répètent et ma confiance.
Je comprends que ce n’est pas en m’accrochant à un nouveau positionnement que je lâche mon ancienne identité. C’est de mieux comprendre celle que je suis qui m’autorise à évoluer dans ce nouveau positionnement. C’est aussi accepter que mon parcours pro, mes questionnements ont construit celle que je suis.
L’idée n’est donc pas d’abandonner mon ancienne identité de graphiste mais d’en faire les fondations de mon évolution professionnelle.
Aujourd’hui, je me lâche la grappe
Pendant des années, j’étais entre 2 eaux.
D’un côté, je cherchais à suivre les “on dit” du marketing classique : “positionnement niché et ciblé” et je cherchais à supprimer le reste de mon parcours. Résultat : j’étais pas alignée.
De l’autre côté, je n’arrivais pas à lâcher mon image de graphiste car c’était m’enlever ma confiance. Résultat : j’étais figée.
En réalité, un changement de positionnement, d’identité (de marque ou visuelle), ça prend du temps. C’est un processus qui se mature, qui est en évolution constante et sur lequel ça peut être intéressant d’être accompagné (c’est difficile de se voir / se comprendre soi-même).
Quand on arrête de voir ce changement comme un problème entrepreneurial à résoudre, et qu'on le vit comme une rencontre avec soi-même, le chemin devient différent, riche. Tout ce qu'on construit ensuite (sa com, ses offres, sa façon d'être visible) s'en nourrit.
Changer d’identité, se repositionner n’est plus seulement confrontant. C’est un cadeau.
Ce que j'accompagne dans Révèle-toi, c'est exactement ce chemin-là : retrouver qui tu es devenue pour que ta com suive.
Merci de me lire et je te dis à vendredi 31 !
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Émilie
